J'ai six ans quand on me met une plaque pour la première fois. C'est le soixante et un qui me choisit, un numéro de licence sans aucun sens. À cet âge-là, ça n'a pas vraiment d'importance.
Vingt ans plus tard, le 61 est toujours là. Il a traversé les saisons, les podiums, les chutes, les retours. Lorsque j'ai eu l'opportunité de reprendre le 61 en 2021, j'ai tout de suite décidé de le faire. Mon rêve de reprendre là où tout a commencé. Pas pour la nostalgie. Pour la cohérence.
Ce nombre ne décrit pas mes performances. Il ne dit pas si je vais gagner ou si j'ai gagné. Il dit juste que je suis là.
C'est ça qu'on a voulu mettre dans la marque.
Les pièces qu'on fabrique portent simplement ce chiffre. Comme un repère. Comme une façon de se souvenir pourquoi on recommence le lendemain matin. Pas besoin d'avoir couru. Pas besoin d'avoir gagné quoi que ce soit. La résilience ne se mesure pas aux podiums — elle se mesure à ce qu'on choisit de continuer à être, jour après jour, quand personne ne regarde. Le 61, c'est ça. Rien de plus. Rien de moins.
Mathis
Ce qu'on raconte